Premièrement, sur les salaires annuels de base, on a pu observer une évolution à la hausse de 3,1% entre 2024 et 2025, ce qui constitue une évolution qui est plus dynamique que celle du marché général. Également, dans la même période, l'inflation a baissé, passant de 1,9% à 1,2% en glissement annuel, ce qui constitue une bonne nouvelle à la fois pour les employeurs comme pour les salariés.
Deuxièmement, sur les niveaux de bonus, nous avons pu observer cette fois-ci une évolution qui est plutôt stable entre 2024 et 2025, ce qui traduit une volonté claire des entreprises de continuer d'optimiser les marges tout en maîtrisant mieux les coûts.
Troisièmement, sur les niveaux d'intéressement et de participation, on a pu observer des hausses un peu plus dynamiques, de l'ordre de 5,6%, ce qui représente en réalité un montant de 300€, ce qui est globalement aligné avec le reste des autres secteurs.
Oui, le contexte reste prudent, mais les entreprises du secteur continuent de se démarquer avec des dynamiques salariales plus soutenues et des pratiques de rémunération plus attractives que le reste des autres secteurs.
Nous avons interrogé les principaux acteurs bancaires et assurantiels sur leurs perspectives d'augmentation en 2026, et deux constats se dégagent. Premier constat, les prévisions de budget d'augmentation seraient de l'ordre de 3%, toutes entreprises confondues.
Dans un contexte où l'inflation projetée serait contenue, les hausses généralisées seraient limitées et l'action serait mise sur les augmentations individuelles.
Deuxième constat, nous avons analysé les évolutions des résultats financiers sur neuf mois des grandes banques et assureurs pour anticiper les enveloppes de bonus pool par sous-secteur d'activité. Des réalités différentes vont s'observer selon le sous-secteur, la banque d'investissement, la gestion d'actifs ou la banque privée ont bien performé en 2025, et les enveloppes de bonus devraient être plus dynamiques. Et à l'inverse, des secteurs et des sous-secteurs comme l'assurance ou la banque de détail ont bien performé, mais un peu moins. On devrait s'attendre à des évolutions un peu plus contenues.
Avec des budgets plus restreints, chaque décision compte. Qui récompenser ? Où investir en priorité ? Cette année, la question n'est plus de combien distribuer, mais comment utiliser la rémunération comme un facteur stratégique de différenciation, afin de personnaliser l'expérience collaborateur.