Les premières données de notre enquête Global Medical Trends 2026 montrent que l’inflation médicale reste élevée à l’échelle mondiale. Après une hausse estimée à 10% en 2025, le rythme de croissance des coûts devrait encore s’accélérer pour atteindre 10,3% en 2026.
Cette progression confirme que la pression sur les dépenses de santé n’est pas conjoncturelle, mais structurelle.
La hausse des dépenses médicales concerne l’ensemble des régions du monde, mais avec des intensités différentes.
Voici les tendances observées entre 2024 et 2026 :
| Région | 2024 | 2025 (prévu) | 2026 (projeté) |
|---|---|---|---|
| Mondial* | 9,5 % | 10 % | 10,3 % |
| Amérique latine* | 9,6 % | 10,5 % | 11,9 % |
| Amérique du Nord | 7,4 % | 9,4 % | 9,2 % |
| Asie-Pacifique | 11,8 % | 13,2 % | 14 % |
| Europe* | 9,4 % | 8,3 % | 8,2 % |
| Moyen-Orient et Afrique* | 8,5 % | 10,3 % | 11,3 % |
La conclusion est claire : aucune région n’échappe à l’inflation médicale et l’effet structurel devient désormais évident.
Les assureurs anticipent que cette inflation médicale élevée va se maintenir dans la durée. Selon notre enquête, 56% d’entre eux s’attendent à une nouvelle hausse des tendances de coûts médicaux au niveau mondial. Plus de la moitié, soit 55%, pensent par ailleurs que ces niveaux élevés persisteront pendant plus de trois ans. Autrement dit, un retour rapide à une inflation médicale plus modérée semble peu probable aux yeux du marché.
En France, la tendance des remboursements des frais de santé pour les contrats collectifs reste orientée à la hausse.
Cette augmentation est liée à la dérive organique (principalement induite par l’inflation et par le vieillissement de la population active) mais aussi par des évolutions réglementaires.
En effet, les récentes dispositions de désengagement de la Sécurité sociale, de renégociation des conventions médicales (entraînant des hausses de tarifs) et le renforcement de certains actes de prévention impactent de façon importante le montant des dépenses de santé.
Pour l’année 2026 la tendance devrait se poursuivre, mais sera également influencée par la loi de financement de la Sécurité sociale.
Les assureurs identifient plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement :
Ces éléments reflètent un mouvement de fond : la qualité des soins progresse, mais à un coût croissant et durable.
01
81% des assureurs estiment que les tensions géopolitiques vont continuer d’alourdir les coûts liés aux fournitures, au matériel médical ou encore aux médicaments. À terme, cette hausse est susceptible de se répercuter directement sur les primes et sur l’accessibilité des régimes santé.
02
Bien que 66% des assureurs n’intègrent pas encore la fertilité dans les garanties standard, la demande des employeurs progresse rapidement : consultations spécialisées, traitements de fertilité, FIV, … La fertilité devient un élément différenciant des politiques RH.
03
Le cancer reste le diagnostic le plus coûteux au niveau mondial. Les assureurs constatent une hausse des cas chez les moins de 40 ans ainsi qu’un recours croissant aux thérapies innovantes très efficaces mais financièrement exigeantes.
04
Ces traitements connaissent une adoption fulgurante :
Le sujet devient progressivement un enjeu stratégique pour les régimes santé des entreprises.
05
L’usage de l’IA reste encore limité (17%) mais les assureurs prévoient une adoption beaucoup plus large d’ici deux ans. Si son potentiel pour améliorer l’efficience est réel, son impact immédiat sur les coûts demeure encore incertain.
Dans un contexte où l’inflation médicale devient structurelle, les entreprises ont tout intérêt à repenser leurs stratégies santé pour allier maîtrise des coûts et expérience collaborateur.
Les actions les plus efficaces observées :
Avec WTW, les entreprises peuvent mettre en place des stratégies durables, ciblées et alignées avec les attentes des salariés, tout en préservant la soutenabilité financière des régimes.