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Communiqué de presse

Salaires des jeunes diplômés: à quoi doivent-ils s’attendre?

1 Février 2021

Willis Towers Watson présente les résultats de son enquête annuelle « Jeunes Diplômés 2020 » sur le salaire des jeunes diplômés.
Ukupne nagrade
N/A

PARIS, Février 1er, 2021 - Willis Towers Watson présente les résultats de son enquête annuelle « Jeunes Diplômés 2020 » sur le salaire des jeunes diplômés dans leur premier emploi ; une étude menée auprès de 5 000 jeunes embauchés au sein de 32 entreprises en France.

Des niveaux de rémunération inégaux selon les établissements de formation

Selon l’enquête Jeunes Diplômés 2020 réalisée par Willis Towers Watson en France, le salaire annuel brut médian d’un jeune diplômé en 2020 est de 38 500 € annuels hors primes. L’enquête met en évidence qu’en France, les formations universitaires sont en passe d’être valorisées au même niveau que les écoles d’ingénieurs ou écoles de commerces de rang 2 ou 3. Si les différences entre écoles d’ingénieurs et de commerce et les universités se réduisent en termes de salaire à l’embauche des jeunes diplômés, ce n’est évidemment pas le cas pour les écoles prestigieuses du premier rang, où un jeune diplômé percevra en médiane 42 500 € annuels ce qui représente 10% de plus que les jeunes diplômés d’une formation universitaire.

L’enquête met également en lumière un écart de rémunération de 7% entre les jeunes diplômés à Paris et ceux exerçant en Province. Cette baisse de revenus est largement compensée par un gain en pouvoir d’achat et en confort de vie que ces jeunes diplômés retrouvent en Province.

« La rémunération représente un fort levier d’attractivité puis de rétention pour les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi. A l’heure de la guerre des talents que se livrent les entreprises dans nombre de secteurs, il est de plus en plus important que les entreprises aient une pleine vision des niveaux de rémunération pratiqués par leurs pairs dans leur secteur et dans leur bassin d’emploi pour rester attractifs et compétitifs dans le recrutement des talents et de leurs leaders de demain », observe Radia Rafil, Rewards Consultant au sein de Gras Savoye Willis Towers Watson.

Plusieurs métiers sortent du lot

Les recrutements des jeunes diplômés en 2020 représentaient en moyenne 23% des embauches. Malgré, la crise sanitaire et le ralentissement économique, les entreprises continuent à recruter des jeunes diplômés. Les métiers de l’IT et de la data notamment, de l’ingénierie et du marketing digital se sont révélés indispensables et très sollicités pendant cette crise. Ce sont d’ailleurs les métiers les plus recherché sur le marché de l’emploi, puisque les trois fonctions qui concentrent plus de la moitié des recrutements sont : la fonction informatique et data, les fonctions commerciales et marketing, la fonction recherche & développement.

L’enquête confirme la tendance que certains métiers sortent du lot. C’est notamment le cas pour les fonctions de datas scientistes et business intelligence et celles liées à l’accompagnement de la transformation digitale des entreprises pour lesquelles le salaire des jeunes diplômés est supérieur de 13% au salaire annuel médian à l’embauche toutes fonctions confondues. Bien évidemment, ces métiers sont très courtisés par les entreprises qui se livrent à une vraie guerre des talents pour attirer ces jeunes diplômés mais également pour les retenir.

Intégration et formation au coeur d’une stratégie de gestion de carrière

La période de l’onboarding des jeunes collaborateurs en entreprise, est rendue délicate avec les multiples confinements, la généralisation du télétravail et les gestes barrières. C’est pourquoi 41% des entreprises interrogées ont mis en place un programme spécifique pour accompagner l’intégration des jeunes diplômés. La fréquence de ces programmes varie entre 4 à 10 fois par an. En revanche, sur le volet formation, seulement 7% des entreprises interrogées prévoient un plan de formation spécifiquement pour les jeunes diplômés.

Fidéliser les jeunes, un enjeu pas toujours prioritaire

Seulement 35% des entreprises interrogées prévoient un programme spécifique de rétention des jeunes diplômes. Par ailleurs, la première mobilité d’un jeune diplômé à potentiel correspond généralement à l’agrandissement du périmètre de ses responsabilités ou à une mobilité fonctionnelle. Cette première mobilité en interne au sein de la même entreprise intervient les deux tiers du temps au-delà de 3 ans. L’enquête nous indique également la durée moyenne que passe un jeune diplômé dans son premier poste : la majorité reste moins de trois ans.

Méthodologie

Willis Towers Watson a recueilli, pour chaque société, les pratiques rémunération pour l’ensemble des métiers, et par formation, pour l’ensemble des jeunes diplômes (collaborateurs ayant moins de 27 ans et moins de deux ans d'expérience, de niveau Bac + 4/5 issus d'écoles d'Ingénieurs, de Commerce et d'Université). Les statistiques sont calculées en faisant, par niveau et par métier, la médiane des pratiques de chaque société. Les données marché sont calculées avec une méthodologie d’échantillonnage permettant d’éviter toute sur-représentativité d’une société́ ou d’un secteur d’activité́.

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